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Z - ZONE TOURISTIQUE

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  Jusqu'au début des années 1950 les plages n'étaient visitées que pendant de courtes périodes correspondant aux rituels de visite aux marabouts situés sur les côtes. L'installation du Club Méditerranée, élément fondateur du tourisme actuel, remonte à 1954 avec ses premières huttes pour l'été. Les premiers hôtels datent des années soixante, Al Jazira en 1961, Ulysse Palace en 1964. Puis progressivement l'Etat a passé le relais au secteur privé national puis international. La "zone touristique" née dans les années 60-70 avec le développement du tourisme a permis de confiner les touristes sur une partie de l'île et de limiter les débordements des hôtels qui devaient à l'époque respecter des normes d'architecture strictes pour ne pas défigurer l'île.  Aujourd'hui la zone touristique s'étend sur plus de 20 km entre Houmt Souk, Midoun et Aghir.  Ce n'est ainsi qu'une succession d'hôtels qui s'arrogent les plus belles plag

Z - ZARZIS

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Il y a un peu plus d'un an je commençais la rédaction de cet abécédaire par le mot Aéroport en évoquant l'aéroport de Djerba-Zarzis alors quoi de plus normal que de terminer sur Zarzis tant cette ville située sur le continent est inséparable de Djerba dont elle est reliée par la Chaussée romaine.  C'est aujourd'hui une ville de plus de 73 000 habitants, chef lieu de délégation et qui au titre de la coopération internationale a intégré un large réseau de villes méditerranéennes.  Tout comme Djerba, Zarzis a une longue histoire, l'antique Gergis phénicienne commerçait déjà avec l'ancienne Meninx et un petit musée permet d'en découvrir l'histoire.  Convoitée par les Romains pour ses plaines fertiles, devenue Zitha c'est un comptoir important sur la voie qui menait de Carthage à Leptis Magna en Libye. Dans ce port actif, les romains embarquaient déjà huile d'olive, laine et sel marin.  Entre histoire et légende, les habitants de Zarzis descendent des

Z - ZAOUIA

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  Mausolée de Sidi Haloulou Lorsqu'on recherche la définition de zaouia plusieurs pistes s'offrent à nous, c'est un établissement religieux et d'enseignement qui peut héberger étudiants et voyageurs, chaque ordre musulman posséderait les siens. C'est aussi un ensemble de disciples groupés autour d'un maître soufi, et c'est enfin un mot qui signifie recoin et donne à imaginer un lieu où l'on peut se retirer.  Il me semble qu'en Tunisie on évoque peu le mysticisme soufi qui s'est établi vers le 11ème siècle à travers les zaouia. Cette doctrine de l'islam qui lie ascétisme et mysticisme, antinomique avec le salafisme, a souvent été dénigrée.  Mais revenons à nos zaouia  djerbiennes, ce sont généralement des mosquées articulées autour de tombeaux où sont enterrés de saints hommes, savants ou théologiens venus de l'extérieur de l'île. Elles arborent toutes un toit en coupoles recouvert de tuiles vertes. A Djerba les zaouia décrites ci de

Y - YASMINE

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  Yasmine ! Le jasmin ! fleur emblématique de la Tunisie. Même la Révolution de 2011 a pris son nom au grand dam des tunisiens. Cette petite fleur blanche, simple et délicate bénéficie d'une senteur envoûtante, puissante et subtile à la fois. Prisée dans la parfumerie, cette  fragrance tout comme la rose, entre dans la composition de nombreux cosmétiques. Son nom vient du persan yâsaman et c'est une fleur appréciée dans de nombreux pays, c'est même la fleur nationale du Pakistan.  Symbole de la Tunisie et de sa douceur de vivre, la fleur de jasmin qui fleurit de juin à octobre, est tellement fragile qu'elle doit être cueillie tôt le matin pour conserver tous ses atouts. Ici on lui préfère le fell, variété de jasmin capiteuse et exquise, le jasmimum sambac ou jasmin d'Arabie.  L'été, il faut assembler méticuleusement ses fleurs en les piquant sur des tiges en alfa et en les rassemblant à l'aide d'un fil de coton pour élaborer le fameux  mechmoum tunisien

X - TAXI

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  Le taxi est un élément essentiel pour se déplacer à Djerba, il y en a presque partout et à toute heure pour un prix modique. Faciles à reconnaître ce sont les taxis jaunes qui ont la possibilité de vous charger n'importe où. Ils possèdent tous un numéro sur leur toit et un compteur à l'intérieur qui affiche une prise en charge de 500 millimes. Parfois, surtout l'été quand ils sont assurés d'avoir du travail, ils n'hésitent pas à refuser une course, jugée trop près et pas assez lucrative !  Bon, il ne faut pas être regardant car comme véhicules, on trouve de tout et comme chauffeurs aussi ! En général on peut monter à trois adultes, les chiens à bord, même petits, sont interdits.  Les petits taxis jaunes ne peuvent pas sortir de Djerba, par contre vous pouvez leur demander de vous faire faire le tour de l'île et selon  le chauffeur vous serez au minimum content et au maximum enchanté car certains prennent à coeur de vous faire visiter les trésors de leur île. 

W - WAZRA

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  Difficile le W dans un dictionnaire ! Je vous propose la wazra, ce châle en laine tissée dont les hommes s'enveloppent pour se protéger du froid. Il peut atteindre 5 mètres de long et peser 10 kg et va me donner la possibilité d'évoquer les vêtements traditionnels, bien que la wazra soit surtout portée à Zarzis.  Le costume masculin, à l'image du djerbien,  est simple, sobre et fonctionnel. L'hiver il aime se draper dans son  burnous ou kadroun à capuchon qu'il peut porter négligemment enfilé sur un seul bras, tel une couverture ou plus élégamment son burnous de laine blanche tissée de fils de soie. Le sarouel ou pantalon large est l'autre élément masculin sans oublier la chéchia ce bonnet de laine rouge.  L'été les tenues traditionnelles des hommes sont généralement en lin, c'est la blousa de couleur grise. Les femmes djerbiennes, elles, revêtent le dhamiati , appelé aussi fouta ou melhafa selon les villages. C'est un grand rectangle d'

V -VENT

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  S'il est une chose qui est restée longtemps incompréhensible pour moi, fille des montagnes habituée à la bise froide, ce sont les vents. A Djerba, l'île est ventilée en permanence ce qui lui assure une douceur de climat à nulle autre pareille et fait d'elle "l'île de la cinquième saison" . De plus, loin d'être asséchée par les vents et le soleil, son insularité lui procure une humidité naturelle qui fait qu'elle peut avoir jusqu'à 62 jours de rosée dans l'année. La direction des vents varie selon les saisons et ils assaillent l'île de tous côtés.   Les vents d'hiver : jusqu'au début du printemps ce sont les vents d'ouest qui dominent. "El Gharbi", ce vent d'ouest, présent de novembre à mars, apporte avec lui une humidité suffisante après son passage sur la mer de Boughrara. Les vents d'été : de mars à octobre c'est au tour des vents d'est de prendre le relais. Désigné sous le terme de "El Bahri